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  • Qu’est-ce que le soft management, ce levier de performance organisationnelle ?

Qu’est-ce que le soft management, ce levier de performance organisationnelle ?

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Qu’est-ce que le soft management, ce levier de performance organisationnelle ?
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🗝 Les points clés :

  • Le soft management est une méthode de gestion des ressources humaines basée sur les soft skills, c’est-à-dire sur les compétences comportementales et relationnelles.
  • Selon cette approche managériale, un cadre doit acquérir 4 types de soft skills : émotionnelles, relationnelles, organisationnelles et cognitives.
  • Les compétences indispensables d’un soft manager sont par exemple : l’intelligence émotionnelle, l’empathie, la communication, le leadership, l’organisation, la régulation du stress, et la créativité.
  • Les managers qui pilotent en exploitant leurs soft skills renforcent l’engagement, la productivité, la capacité d’innovation, l’agilité, l’aptitude à collaborer, ou encore la satisfaction de leur équipe.
  • Résultat, implémenter le soft management dans votre entreprise vous permet d’améliorer la performance collective, de vous adapter au changement, mais aussi d’attirer, de retenir et de fidéliser les meilleurs talents.
  • La formation des managers (coachings, ateliers, groupes de pairs, applications dédiées, etc.) est le principal levier pour mettre en place le soft management dans votre entreprise.
  • Adopter une culture organisationnelle et un environnement de travail orientés vers le bien-être des collaborateurs et la coopération est également incontournable pour passer au soft management.

« On ne quitte pas son entreprise, on quitte son manager ». Cette formule vous semble galvaudée ?

Elle est pourtant confirmée par les chiffres !

Le (mauvais) management arrive dans le peloton de tête des raisons qui poussent les collaborateurs à partir de leur entreprise.

💡C’est simple, 57 % des salariés affirment avoir déjà démissionné d’un emploi à cause de leur manager.

En cause, une gestion « à l’ancienne » caractérisée notamment par un manque de communication, d’autonomie et de progression.

Et si la solution pour engager, retenir et fidéliser les meilleurs employés résidait dans un (pas si) nouveau type d’encadrement : le soft management ?

Pas question ici de faire de l’entreprise un monde de bisounours (et pourquoi pas ?) ou une colonie de vacances.

Non, le management « doux » mise simplement sur le facteur humain pour booster la performance organisationnelle.

Il repose sur des managers qui exploitent leurs compétences comportementales (soft skills) pour révéler les talents de leur équipe, leur donner confiance, les motiver, les fédérer et innover.

Alors, prêt à vous lancer ?

Figures vous explique ce qu’est le soft management, ses piliers, ses bénéfices concrets et comment l’adopter dans votre organisation.

Bonne lecture !

Qu’est-ce que le soft management ? 

Le soft management est une méthode de gestion des compétences qui fait florès depuis quelques années. 

Mais de quoi s’agit-il exactement ? Et qu’est-ce qui la distingue de son opposé, le « hard management » ? 

Explications. 

Soft management : définition.

👉 Le soft management, ou management « doux » dans la langue de Molière, est une approche de gestion des ressources humaines orientée vers l’optimisation de l’expérience collaborateur.

L’objectif est de créer un environnement de travail sain, répondant aux besoins psychologiques des salariés afin de permettre à ceux-ci de :

  • Travailler de manière productive.
  • Collaborer efficacement.
  • Innover et s’adapter au changement.
  • Rester durablement dans l’entreprise. 

👉 Pour réaliser cet ambitieux programme, le soft manager s’appuie sur ses compétences comportementales (soft skills), en particulier :

  • Son intelligence émotionnelle, c’est-à-dire son aptitude à comprendre et gérer ses propres émotions et celles des autres.
  • Sa capacité d’empathie, c’est-à-dire sa propension à se mettre à la place de l’autre pour comprendre sa situation et y apporter une réponse adaptée.
  • Son sens de l’écoute.
  • Son éloquence.
  • Son sens des priorités.
  • Sa capacité d’adaptation.
  • Son ingéniosité, c’est-à-dire sa capacité à résoudre des problèmes et à trouver des solutions.
  • Sa créativité. 

Autant de qualités émotionnelles, relationnelles, organisationnelles et cognitives qui lui permettent notamment de :

  • Comprendre et répondre aux besoins des collaborateurs.
  • Leur inspirer confiance et les motiver, y compris face à l’incertitude.
  • Fédérer le groupe de travail et stimuler l’intelligence collective.
  • Révéler le potentiel de son équipe. 
💡 Vous l’aurez compris, le soft management n’a rien d’un gadget. Il s’agit d’un levier essentiel pour conserver les meilleurs talents et rester compétitif dans un monde en transformation.

La bonne nouvelle ?

👉 Les qualités humaines sur lesquelles repose le soft management peuvent s’acquérir ou se renforcer, par exemple à travers des formations et l’imprégnation dans une culture d’entreprise ad hoc.

Il s’agit en outre de compétences transversales. Une fois apprises, elles peuvent être mobilisées à différents postes. Un point intéressant dans la perspective, par exemple, d’une mobilité interne des cadres.

Soft management vs hard management : les différences

Le soft management et le hard management sont deux manières, a priori opposées, mais en réalité complémentaires, de piloter les ressources humaines. 

Le management « doux » repose sur des compétences comportementales, dites « soft skills », telles que l’empathie, le respect, la flexibilité ou le sens de l’organisation. 

👉 Pour sa part, le management « dur » prend appui sur des « hard skills », c’est-à-dire sur des compétences techniques ou « savoirs faire » métier (maîtrise d’un logiciel ou d’une machine par exemple). 

Plus traditionnelle, cette forme de management est habituellement associée à une gouvernance pyramidale, autoritaire, rigide et contrôlante. 

Dans une société qui met uniquement en œuvre un management « hard », les salariés ont peu de marge de manœuvre pour développer leurs aptitudes et innover. Ils sont surveillés et n’ont pas souvent voix au chapitre. 

En résumé, dans une organisation pratiquant un hard management strict, le plus qualifié pilote le navire, les autres suivent (et sortent les rames, voire les mouchoirs). 

Quels sont les piliers du soft management ? 4 types de compétences à cultiver. 

👉 Tout gestionnaire peut pratiquer le soft management, même les plus expérimentés et les plus férus de pilotage « à la dure ». 

Pensez à Jean, votre DSI, 30 ans de boîte et un peu perdu face aux nouvelles recrues qui claquent la porte à la moindre remontrance. 

Et bien même Jean peut devenir un super soft manager ! Le tout : apprendre quelques compétences humaines clés. 

Concrètement, pour manager de manière douce il est nécessaire d’acquérir 4 grandes catégories de soft skills : 

  1. Les compétences émotionnelles.
  2. Les compétences en communication.
  3. Les compétences organisationnelles.
  4. Les compétences cognitives.

Intelligence émotionnelle, capacité d’écoute et d’empathie : les piliers du soft management

Pour devenir un soft manager, un chef de service ou un dirigeant doit avant tout acquérir des compétences émotionnelles. 

👉 Ce type de soft skills est indispensable pour comprendre les besoins, les blocages, les attentes et les leviers de motivation des membres de son équipe et favoriser l’inclusion de différents profils dans l’entreprise. 

Il doit par exemple cultiver des qualités humaines telles que :

  • L’empathie.
  • L’intelligence émotionnelle.
  • L’ouverture d’esprit.
  • L’humilité et la capacité à se remettre en question.
  • L’adaptabilité.
  • La patience.
  • Le respect de l’autre.
  • Le courage managérial.

Ces soft skills sont essentielles pour embarquer les salariés dans un projet ou une transformation comme le passage au travail hybride, l’adoption de la semaine de 4 jours ou l’implémentation de l’intelligence artificielle (IA). 

Elles sont aussi incontournables pour manager des équipes avec des personnalités différentes, multiculturelles ou intergénérationnelles.

Pensez à Jean (toujours lui !) qui ne parvient pas à comprendre pourquoi son absence de flexibilité concernant les méthodes de travail perturbe tant Cléo, sa nouvelle recrue .

En adoptant une attitude empathique et en pratiquant l’écoute active, il parviendrait certainement à appréhender les motivations de Cléo et à trouver un compromis, plutôt que de perdre ce talent précieux. 

👉 Mais les aptitudes émotionnelles ne sont pas seulement importantes pour prendre en compte le bien-être et les aspirations des salariés. 

Ce type de soft skills est aussi indispensable pour protéger sa propre santé mentale en tant que manager. 

Véritable tampon entre la direction et les collaborateurs, et soumis à de nombreuses injonctions (performance, disponibilité, exemplarité, etc.), le cadre tient en effet un rôle exigeant et souvent éprouvant.

D’ailleurs, les chiffres sont éloquents :

  • 41 % des managers se sentent fréquemment sous pression.
  • 58 % disent ressentir parfois un stress intense dans leur travail.
  • 77 % estiment que le travail a un fort impact sur leur santé mentale.  

Aider les managers à développer des compétences telles que la gestion du stress, la régulation des émotions, et la résilience est par conséquent une priorité. 

Les outiller de la sorte est un levier (nécessaire, mais pas suffisant) pour leur permettre de mieux vivre leurs responsabilités, de rester performants et de se maintenir en poste sur la durée. 

Les compétences de communication : un type de soft skills indispensable pour les managers 

👉 Un manager doit être capable d’échanger avec son équipe de manière claire, convaincante et inspirante. 
Pour cela il doit développer des compétences de communications comme :

  • La capacité de synthèse.
  • L’écoute active.
  • L’éloquence.
  • Le leadership.
  • La persuasion.
  • La négociation.

Ceci est par exemple indispensable pour :

  • Valoriser les efforts des collaborateurs.
  • Expliquer ses décisions et leur donner du sens.
  • Faire des feedbacks de recadrage sans braquer les salariés
  • Lever les réticences au changement de manière pédagogue.
  • Fédérer et motiver l’équipe pour qu’elle atteigne ses objectifs.
  • Donner la parole à chacun pour stimuler l’intelligence collective.
  • Désamorcer les conflits et garantir une bonne ambiance de travail.
  • Réussir ses entretiens d’embauche, individuels ou d’offboarding.
  • Expliquer leurs objectifs aux salariés sans ambiguïté. 

45 % des salariés considèrent que les objectifs qui leur sont fixés à l’occasion de leur entretien annuel manquent de clarté. 

Or, comprendre la finalité de sa mission est nécessaire pour travailler de façon productive et sereine. À l’inverse, ne pas avoir de cap peut être une cause de perte de sens et de souffrance au travail. 

L’acquisition de compétences en communication semble donc être une priorité pour les encadrants. 

Les compétences de gestion et d’organisation : des soft skills incontournables pour bien manager 

👉 Pour garantir le bon fonctionnement de son équipe, un manager doit savoir prioriser les tâches et répartir les ressources (temps, compétences, budgets, etc.) de manière efficiente.

Son sens de la gestion et de l’organisation lui permet de coordonner ses collaborateurs pour que ceux-ci remplissent leurs objectifs dans les délais appropriés, le tout sans s’épuiser ou entrer en confrontation. 

Ces compétences organisationnelles lui sont aussi utiles (dans une certaine mesure) pour gérer une charge de travail importante, par exemple en s’autorisant à déléguer certaines missions.

76 % des cadres travaillent au moins ponctuellement sur leur temps libre. 

Développer leur aptitude à hiérarchiser les missions et à s’organiser pourrait être un moyen de les tenir à distance de cette mauvaise habitude qui met en péril leur santé mentale.

Les compétences d’analyse et de créativité : des soft skills recherchées chez les managers 

La capacité d’apprentissage, la capacité d’analyse, l’esprit critique, la créativité ou encore la capacité d’innovation sont des soft skills indispensables pour être un manager performant.

Ces compétences cognitives permettent par exemple de :

  • Comprendre des situations complexes.
  • Identifier les points forts de chacun.
  • Avoir une vision globale des enjeux.
  • Prendre des décisions rationnelles.
  • Améliorer les processus.
  • Challenger ses collaborateurs.

Bref, ces aptitudes intellectuelles sont essentielles pour guider une équipe sur la voie du succès et conserver sa confiance, notamment dans un contexte de transformation.

Quels sont les bénéfices du soft management pour la performance organisationnelle ?

Les (bonnes) raisons de mettre en place le soft management dans votre entreprise sont nombreuses. Voici les principales :

Améliorer la qualité de vie et les conditions de travail (QVCT) grâce au soft management 

La qualité de la relation avec le manager est un facteur clé pour garantir de bonnes conditions de travail aux salariés et protéger leur santé mentale.

💡 D’ailleurs, le management est l’un des 6 piliers d’une démarche d’amélioration de la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT). Le manager joue en effet plusieurs rôles clés permettant d’assurer le bien-être des salariés et de protéger leur santé mentale, par exemple :

  • Il donne du sens aux missions des salariés en les reliant au projet organisationnel et en clarifiant leurs objectifs.
  • Il répartit la charge de travail, veille à ce que chacun dispose des ressources et de la marge d’autonomie nécessaires pour travailler.
  • Il identifie les atouts et les axes d’amélioration des salariés pour les aider à progresser dans leur carrière.
  • Il soutient les collaborateurs au quotidien, repère leurs difficultés, propose des solutions ou fait remonter leurs besoins.

Des soft skills telles que le sens de l’organisation et des priorités, la communication, la capacité d’écoute ou encore l’empathie sont indispensables pour remplir ces différentes missions.

Déployer le soft management dans votre entreprise est donc essentiel pour soutenir votre stratégie de QVCT et permettre à vos collaborateurs de donner le meilleur d’eux-mêmes.

Renforcer l’engagement collaborateur et la motivation grâce au soft management 

Ces dernières années, vous avez probablement entendu parler de la grande démission puis de sa petite sœur plus discrète, mais tout aussi remarquée : la démission silencieuse (quiet quitting). 

Ici pas de coups d’éclat ni de portes qui claquent, mais des journées de 9 h à 17 h tout pile, sans motivation, sans zèle, sans passion, voire en trainant un peu des pieds.

Difficile de quantifier précisément ce « quiet quitting » qui, comme son nom l’indique, se pratique à bas bruit (excepté sur TikTok). Cependant, les chiffres de l’engagement au travail laissent penser à un phénomène massif. 

🚩 Dans le monde, 8 salariés sur 10 seraient en effet désengagés, pour un coût total de 438 milliards de dollars. Aïe !

Or, 70 % de l’engagement des salariés dépend de leur manager. 

Alors, on fait quoi ? 

👉 Le soft management semble être LA solution pour réengager les collaborateurs et lutter contre le quiet quitting. 

Grâce à ses compétences proches de celles d’un coach, le soft manager aide les salariés à être alignés avec leur travail. 

Il écoute leurs attentes, les soutient et leur donne confiance. Il identifie leurs points forts et leurs leviers de motivation, et les aide à en tirer profit. 

👍 Bref, le soft manager fournit à son équipe les moyens, l’autonomie et l’entrain nécessaires pour s’impliquer et donner le meilleur d’elle-même. 

Attirer, retenir et fidéliser les talents grâce au soft management 

🚩 57 % des collaborateurs déclarent avoir déjà démissionné d’un emploi à cause de leur manager. En cause notamment :

  • Le manque de feedbacks permettant de se sentir reconnu et de se développer professionnellement.
  • Le manque d’autonomie dans le travail et le micro-management qui empêche les collaborateurs de s’approprier leurs tâches.
  • Une mauvaise organisation du temps et un manque de priorisation des tâches stressante ou frustrante pour les salariés.
  • Une mauvaise gestion des conflits et des blocages qui alimente le mécontentement des collaborateurs et dégrade l’ambiance de travail.

👉 En résumé, une foule de raisons dont les managers pourraient venir à bout s’ils possédaient les compétences douces nécessaires (empathie, sens de l’écoute, communication, organisation, etc.). 

La leçon est claire : pour retenir et fidéliser les meilleurs talents, vous devez aider vos gestionnaires à acquérir les soft skills qui leur font défaut. 

Cette démarche vous permettra en outre d’améliorer votre image de marque employeur (et pourquoi pas votre note sur Glassdoor) afin d’attirer les compétences dont vous avez besoin. 

A priori, le travail est déjà bien engagé puisque 8 salariés français sur 10 se disent satisfaits de leur relation avec leur manager. Tous les espoirs sont donc permis ! 

Performance collective et adaptation au changement

Le soft management est un levier de performance organisationnelle. En effet :

  • Il renforce la motivation et l’engagement des salariés.
  • Il contribue à la baisse du turnover et des coûts associés.
  • Il améliore la productivité individuelle et collective.
  • Il booste l’intelligence collective et l’innovation.
  • Il favorise l’adaptation au changement. 

⭐ C’est simple :

  • 80 % des entreprises estiment que les soft skills sont un facteur de succès organisationnel.
  • La formation aux soft skills permettrait d’augmenter la productivité et la rétention des employés de 12 % et de générer un ROI de 250 %.

Rien d’étonnant puisque ce style de management prend en compte les besoins psychologiques des collaborateurs et protège leur santé mentale.

👉 Or, comme le rappelle l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) :

« La santé mentale correspond à un état de bien-être qui permet d’affronter le stress de la vie, de s’épanouir, d’apprendre, de travailler et de contribuer à la vie de la communauté. »

Alors, prêt à vous mettre au management « doux » ?

Comment mettre en place le soft management dans votre entreprise ?

👉 Une stratégie de soft management efficace repose sur quatre grands axes :

  1. La formation des managers.
  2. La transformation de la culture d’entreprise.
  3. L’adaptation de l’environnement de travail.
  4. L’écoute interne et l’amélioration continue.

Sensibiliser, former et entraîner les managers au soft management 

La première étape pour mettre en place le soft management dans votre entreprise consiste à identifier les lacunes de vos encadrants et leurs besoins en formation en matière de soft skills. 

Pour cela, interrogez les principaux intéressés lors de leurs entretiens individuels ou à travers un questionnaire. 

Pensez également à solliciter les membres de leurs équipes afin d’obtenir des retours terrain. 

Mettez ensuite en place des actions de sensibilisation, de formation, d’accompagnement et d’ancrage des pratiques ad hoc telles que :

  • Des séminaires et des ateliers de groupe.
  • Du mentorat ou du coaching individuel.
  • Des rituels collectifs (collecte de feedback, reconnaissance, etc.).
  • Des groupes d’entraide et de partage de bonnes pratiques entre pairs.
  • Une application dédiée à la formation en santé mentale.
  • Des campagnes de communication interne. 

Si elles sont parfois innées, les soft skills peuvent également s’acquérir et se cultiver. D’où l’importance de former les managers et de les inciter à entretenir leurs soft skills à travers la pratique.

Adopter et diffuser une culture d’entreprise saine 

Pour se diffuser dans l’entreprise le soft management doit être incarné au plus haut niveau et se refléter dans les valeurs organisationnelles.

Des valeurs telles que la bienveillance, le respect, l’écoute et l’empathie méritent par exemple de :

  • Figurer dans votre charte d’entreprise.
  • Être régulièrement rappelées dans vos communications.
  • Être portées par vos dirigeants lors de leurs interventions. 

Elles doivent aussi s’exprimer via vos processus RH, par exemple à travers :

  • Une politique de rémunération garantissant l’équité salariale.
  • Une grille de salaires transparente et juste.
  • Des revues de salaires collaboratives.
  • Des offres d’emploi inclusives.
  • Un processus d’onboarding et d’offboarding soigné.
  • Une politique de télétravail, de travail hybride ou d’horaires flexibles. 

Créer un environnement de travail agréable et inspirant 

Enfin, le soft management doit prendre corps dans un environnement de travail agréable et inspirant.

Celui-ci doit être inclusif, avec des pièces silencieuses, propices au calme et à la concentration par exemple, mais aussi avec des zones de convivialité, pour se retrouver, échanger et créer des liens humains.

Votre stratégie de soft management doit aussi se matérialiser à travers votre Digital Workplace.

Votre espace numérique de travail doit être intuitif, accessible à tous (y compris les travailleurs de terrain), et comporter des fonctionnalités telles que :

  • Un réseau social d’entreprise pour stimuler la communication interne à tous les niveaux et renforcer la cohésion.
  • Des boîtes à idées et des sondages pour encourager la remontée d’informations et mieux prendre en compte les besoins des salariés.
  • Un Wiki collaboratif permettant aux salariés de partager et valoriser leurs connaissances en interne.

💡 Les rituels collectifs sont aussi un levier pour que tous les membres de l’organisation exercent et développent leurs soft skills (communication, empathie, écoute, esprit d’équipe, etc.).

Des pratiques simples peuvent tout changer, par exemple :

  • Dire bonjour à ses collègues tous les matins.
  • Remercier les autres à chaque réussite, service rendu ou effort.
  • Demander à chacun comment il se sent à chaque début de réunion. 

Mesurer l’efficacité du soft management et ajuster les pratiques managériales 

Vous avez mis en place des actions afin de développer le soft management dans votre organisation ?

Pour savoir si vos efforts paient, déterminer leur retour sur investissement et optimiser votre stratégie, suivez des indicateurs (KPI) tels que :

  • Le taux de satisfaction des salariés (eNPS).
  • Les feedbacks des collaborateurs à propos de leurs managers.
  • Le taux de turnover du personnel.
  • Le taux de rétention des nouvelles recrues.

Traquez ces différents indicateurs et ajustez vos actions de déploiement du soft management en fonction de vos KPI et des retours terrain. 

Soft management : vos questions courantes (FAQ)

Vous avez encore des questions à propos du soft management ? On fait le point. 

Qu’est-ce que le soft management ?

Le soft management est une méthode de gestion des ressources humaines basée sur les soft skills, c’est-à-dire les compétences comportementales.

Les soft managers mobilisent des aptitudes telles que l’empathie, le sens de l’organisation ou l’éloquence pour motiver et fédérer leurs équipes.

Le soft management permet d’aligner bien-être au travail et performance.

Les besoins psychologiques des salariés sont pris en compte ce qui renforce leur engagement, leur capacité d’innovation ou encore leur intelligence collective.

Quelles sont les 4 catégories de soft skills ?

On peut regrouper les soft skills en 4 grandes catégories : 

  1. Les compétences émotionnelles comme l’empathie et l’écoute. 
  2. Les compétences relationnelles et de communication. 
  3. Les compétences d’organisation et de gestion.
  4. Les compétences cognitives et la créativité. 

Quels sont les 15 soft skills ?

Il existe bien plus de 15 compétences comportementales. 

Voici une liste non exhaustive des soft skills indispensables en entreprise, en particulier en tant que manager ou dirigeant :

  1. L’empathie
  2. L’intelligence émotionnelle 
  3. Le sens de l’écoute 
  4. L’ouverture d’esprit
  5. L’humilité
  6. L’honnêteté
  7. Le courage managérial
  8. Le sens des responsabilités 
  9. Le respect de l’autre et de ses idées 
  10. L’adaptabilité
  11.  La résilience 
  12. La capacité à gérer son stress
  13. La capacité à réguler ses émotions 
  14. La capacité à gérer les conflits
  15. Le leadership ou capacité à inspirer 
  16. L’esprit d’équipe 
  17. L’autonomie 
  18. L’éloquence 
  19. La politesse
  20. La diplomatie 
  21. Le sens de l’organisation et des priorités
  22. La capacité à gérer son temps 
  23. Le professionnalisme et la rigueur
  24. La persévérance 
  25. La capacité d’analyse
  26. La capacité de synthèse
  27. La créativité 
  28. L’esprit critique 
  29. L’ingéniosité ou capacité à résoudre des problèmes
  30. La vision stratégique 
  31. La capacité d’apprentissage 
  32. La curiosité

Soft management : les sources. 

Development Dimensions International (DDI), "Pourquoi les bons collaborateurs partent et comment les retenir"

Culture RH, « Pourquoi 34 % des salariés pourraient quitter leur poste à cause de leur manager ? »

Santé magazine, « Burn-out : l’Apec alerte sur la santé mentale des cadres »

IFOP, GHU Paris, Moka Care, « Grande enquête sur la santé mentale au travail »

ANACT, « Les six sujets de la qualité de vie et des conditions de travail »

Gallup, « State of the Global Workplace 2025 »

Gallup, « Who's Responsible for Employee Engagement »

Courrier Cadres, « Le rôle clé des soft skills dans le management moderne » 

LinkedIn, « LinkedIn Report : These 4 Ideas Are Shaping the Future of HR and Hiring »

Teale, « Baromètre de la santé mentale des salariés 2026 »

Organisation mondiale de la Santé, « santé mentale » 

Mégane Gateau
Mégane Gateau
Mégane Gateau is VP Marketing at Figures, where she blends strategic marketing with a deep curiosity for HR topics like compensation, equity, and transparency. She’s passionate about making complex ideas accessible and driving conversations that matter in the future of work.
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